Fourrage : bien dosé, local et durable

Saviez-vous que chaque année, plus de 40 000 tonnes de viande et de charcuterie sont vendues dans nos magasins ? Et pour nourrir tous ces animaux de manière durable, nos éleveurs et fournisseurs ont besoin de plus de 30 000 tonnes de soja comme source de protéines. Il est donc logique que nous unissions nos efforts pour organiser une production responsable de cette matière première. Car qui veut de la viande durable, doit partir de la base : un fourrage durable.

VIDÉO : vers un fourrage plus durable

Le soja, le cœur du fourrage

Les animaux destinés à la consommation humaine reçoivent du fourrage exclusivement végétal. Celui-ci doit contenir suffisamment de protéines. Elles proviennent en très grande partie de la farine de soja. Le soja est une plante qui requiert peu d’engrais et qui produit de loin le plus de protéines par hectare.  

Éleveur qui prend du fourrage
La farine de soja est intégrée au fourrage en raison de sa teneur élevée en protéines.

Importé d’Amérique du Sud

Les légumineuses présentent de nombreux avantages, mais le développement de l’industrie du soja doit aussi faire face à de nombreux défis. En Belgique, le soja est principalement importé du Brésil et d’Argentine, où de grandes exploitations agricoles le cultivent de manière intensive. Celles qui n’adoptent pas de pratiques durables posent une série de problèmes. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer la déforestation, les concentrations foncières et la monoculture.

La bonne quantité

La première mesure à adopter pour rendre le fourrage plus durable est d’en utiliser le moins possible. Nous n’entendons bien sûr pas par là qu'il faut laisser mourir les animaux de faim, mais qu'il importe de déterminer précisément la quantité de fourrage dont ils ont besoin pour se développer sainement. Avec nos fournisseurs, nous étudions systématiquement toutes les données relatives aux volumes de fourrage utilisés et à la croissance de leurs animaux. Depuis début 2016, nous nous focalisons sur les poulets de chair. À terme, nous souhaitons optimiser les volumes de fourrage pour toutes les espèces animales.

Chicken feed
Suffisamment pour bien grandir : doser correctement est l’une des manières de rendre le fourrage plus durable.

Local, s’il vous plaît

Qu’en est-il de la production de soja belge ? À l’heure actuelle, elle n’en est qu’à ses balbutiements. Elle peut cependant apporter une solution permettant de réduire les kilomètres parcourus pour le transport et – dans un scénario idéal – de mettre en place des circuits naturels, où – par exemple – le fumier provenant d'une porcherie est utilisé sur le champ sur lequel le fermier cultive le fourrage pour ses animaux.

Porcherie en Belgique
Nous avons réalisé des études et avons pu déterminer les variétés de soja qui présentaient le meilleur rendement dans la terre belge.

Ces quatre dernières années, nous avons participé à une grande étude concernant la culture de soja flamand. Elle a été menée par l’ILVO (Instituut voor Landbouw-, Visserij- en Voedingsonderzoek), un institut qui effectue des recherches multidisciplinaires, novatrices et indépendantes dans une perspective économique, écologique et sociétale. La conclusion de cette étude était que nos contrées sont tout à fait aptes à la culture du soja. Les premières récoltes pilotes de cinq agriculteurs ont été réalisées avec succès. Dans un premier temps, le soja disponible est destiné à la consommation humaine. À plus long terme, nous étudions également la possibilité d’utiliser la farine de soja flamande pour composer le fourrage de nos chaînes d'approvisionnement. Dans le même temps, nous envisageons l’utilisation d’autres sources de protéines, comme les insectes et les algues.

Le plus durable possible

Pour l’instant, nous restons grandement dépendants du soja d’Amérique du Sud. Nous mettons donc tout en œuvre pour garantir une culture responsable par l’intermédiaire de la norme internationale de production durable de la Round Table on Responsible Soy (RTRS). Nous couvrons l’intégralité du volume de soja qui entre dans nos filières avec des certificats RTRS achetés à une coopérative regroupant une trentaine d'entreprises familiales au Brésil, que nous accompagnons dans leur processus de durabilisation, en collaboration avec l'ONG Trias.

En savoir plus
Cultivateurs de soja sur un champ au Brésil
Les agriculteurs brésiliens qui ont participé à notre projet RTRS célèbrent déjà un premier audit positif et une récolte plus durable.

Avec cette initiative, nous contribuons à réaliser ces objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies.

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