N’situ Pelende : un projet forestier pour absorber l’équivalent de nos émissions de CO2 résiduelles
Grâce à un vaste programme de réduction, nous sommes déjà parvenus, ces dernières années, à diminuer considérablement nos émissions de gaz à effet de serre. En plantant une nouvelle forêt – N’situ Pelende –, nous entendons, à partir de 2030, absorber au moins l’équivalent de nos émissions de CO2 résiduelles.
Objectif zéro émission nette
Nos initiatives en matière d’énergie verte, d’optimisation des systèmes de chauffage et de réfrigération et de transition vers des transports plus verts ont déjà permis une réduction significative de nos émissions de gaz à effet de serre. À l’avenir, notre approche sera double : d’une part, nous continuerons à réduire nos émissions et, d'autre part, nous absorberons l'équivalent de nos émissions de CO2 restantes en plantant des arbres. Nous choisissons donc de compenser nos propres émissions au lieu d’acheter des crédits carbone. Nous entendons ainsi atteindre zéro émission nette d'ici 2030 en ce qui concerne les scopes 1 et 2 du Protocole sur les gaz à effet de serre (GES). La somme des gaz à effet de serre que nous émettons (+) et du CO2 que nous éliminons de l'atmosphère (-) est alors de 0.
Le plan climatique de Colruyt Group : une approche complémentaire basée tant sur des mesures de réduction que sur des mesures de compensation.
Un projet ambitieux au Congo
Dans la province du Kwango, en République démocratique du Congo, Colruyt Group mène, en collaboration avec les communautés locales, un ambitieux projet de plantation d’arbres baptisé N’situ Pelende (la forêt des Pelende, la population locale), qui conjugue action climatique, préservation de la biodiversité et développement local.
Ce qui avait débuté comme une initiative visant à capter à long terme le CO₂ présent dans l’atmosphère est devenu un projet intégré qui repose sur quatre piliers : la plantation d’arbres, la collaboration avec les communautés locales, le développement agroéconomique et les infrastructures sociales.
À ce jour, nous avons déjà planté plus de 6 000 hectares de forêt, ce qui représente des millions d’arbres. Parallèlement, nous œuvrons avec des dizaines de villages environnants à la transition vers une économie locale durable.
Pourquoi planter des arbres ?
La plantation d’arbres est actuellement l’une des mesures les plus efficaces pour lutter contre le changement climatique. Ils absorbent le dioxyde de carbone et le stockent dans leur biomasse (bois, feuilles ou racines). En outre, ils améliorent la qualité du sol et de la nappe phréatique et augmentent la biodiversité. Le projet et son impact mesurable sur le climat font l’objet d’un suivi rigoureux et d’une certification externe.
Pourquoi en République démocratique du Congo ?
Afin de faire une réelle différence grâce à la plantation d’arbres, il faut une grande superficie. 10 000 hectares dans ce cas précis, soit 2,3 fois la forêt de Soignes. Pas évident dans notre Belgique densément peuplée, mais un projet tout à fait réalisable dans le cœur vert de l’Afrique : en République démocratique du Congo. Ce pays est l'endroit idéal pour diverses raisons. La deuxième plus grande forêt tropicale du monde se trouve dans le bassin du Congo. Grâce à la plantation supplémentaire, nous pouvons renforcer cet écosystème.
Le site du projet fait actuellement l’objet de sévères abattages d’arbres et de destruction par le feu.
Colruyt Group, en collaboration avec sa fondation Colruyt Group Foundation, comptabilise déjà plusieurs expériences positives de projets menés en République démocratique du Congo. Nous entendons continuer sur la même voie. Par ailleurs, le département Export de Colruyt Group est actif dans le pays depuis de nombreuses années.
Le site de notre projet, la province du Kwango, présente également différents atouts :
- Il y a suffisamment d’espace pour réaliser ce projet sans empiéter sur les activités de la population locale et ainsi causer des conflits.
- Le Kwango est relativement facile d’accès grâce à la proximité de routes nationales et de l’aéroport de N’djili à Kinshasa. Le site du projet est proche de la capitale provinciale Kenge.
- Aux alentours du site se situent plusieurs villages dont les habitants sont prêts à collaborer au projet. Ainsi, nous pouvons créer davantage d’emplois pour les communautés locales.
- Le terrain nous permet de démontrer concrètement que, même dans les conditions les plus difficiles et sur les terres les plus dégradées, la plantation d’arbres est possible. Nous endossons pleinement notre rôle de pionnier en matière de durabilité et espérons ainsi inspirer d’autres projets.
Bien plus que des arbres
N’situ Pelende représente bien plus qu’un simple projet de plantation d’arbres. La forêt est conçue comme un écosystème durable, composé de plus de 36 essences d’arbres différentes, dont plusieurs espèces menacées, dans une région où la savane est fortement dégradée. La création de différentes strates de végétation permet de recréer un habitat naturel riche, propice à la biodiversité, tout en renforçant la résilience de la forêt. Nous cherchons ainsi à nous rapprocher autant que possible des rares forêts naturelles qui subsistent dans la région.
Le choix d’essences indigènes contribue non seulement à la restauration de la nature, mais permet également de fournir des produits utiles à la population locale, qui bénéficie d’un libre accès à la forêt. Une attention particulière est accordée au (ré)apprentissage d’un mode de vie en harmonie avec la forêt, ainsi qu’à la redécouverte des nombreux bienfaits qu’elle peut apporter. Les millions d’arbres cultivés sur place, dans nos pépinières, sont en grande partie issus de semences collectées aussi localement que possible, avec la participation des habitants de la région.
Bien plus qu’une forêt
La réussite à long terme du projet repose sur une collaboration étroite avec la population locale. Nous travaillons main dans la main avec les villages environnants et investissons dans l’emploi, la formation et le développement local. Aujourd’hui, le projet emploie plusieurs centaines de collaborateurs locaux qui, en plus d’une solide formation sur le terrain, ont accès à diverses autres formations, notamment dans les domaines techniques et informatiques. Des formations et des initiatives autour de la gestion forestière, de l’apiculture ou encore de la culture de fruits et légumes sont également proposées à l’ensemble de la population locale. Des équipes locales de prévention des incendies participent par ailleurs activement à la protection de la forêt.
Comment collaborons-nous avec la population locale ?
L’ancrage local du projet N’situ Pelende est essentiel à nos yeux. Les conditions de vie dans les villages environnants sont souvent particulièrement difficiles. C’est pourquoi nous avons analysé, avec nos partenaires congolais, la façon dont le projet pouvait apporter une valeur ajoutée aux habitants. Le résultat ? Nous prévoyons de :
- créer des emplois à grande échelle pour la population locale
- fournir des infrastructures : des écoles, des sources d’eau, un pont et un poste médical
- améliorer l’accès à l’énergie durable et à l’eau
- planter des arbres qui peuvent servir (indirectement) de source de nourriture pour les habitants : fruits, chenilles…
- stimuler davantage l'agroforesterie et autres formes de production agricole sur place – avec, entre autres, un rucher et des installations de transformation du manioc et d’autres produits, mais aussi des cultures telles que la banane et l’ananas – afin de permettre aux habitants de subvenir plus facilement à leurs propres besoins alimentaires et, à terme, de commercialiser éventuellement ces produits.