De meilleures conditions de travail : tout le monde y gagne

C’est une évidence : nous voulons tous travailler dans de bonnes conditions. Malheureusement, tout le monde n’a pas ce privilège. Voilà pourquoi nous nous engageons pleinement pour de meilleures conditions de travail chez nos fournisseurs dans les régions à risque – principalement en Chine et en Asie du Sud-Est, mais aussi en Afrique et en Amérique du Sud. Ainsi, nous y effectuons entre autres des contrôles approfondis, aussi appelés « audits sociaux ». Ils sont absolument nécessaires si nous voulons progresser. Dans le même temps, nous misons toujours plus sur l’éducation et la formation des producteurs.

Pourquoi Colruyt insiste pour mener ces audits ?​

Kirsten Ceulaers : « Nous assumons notre responsabilité d’acteur sur le marché international. Il est tout à fait normal que nos producteurs proposent de bonnes conditions de travail. Nous voulons nous assurer qu’ils respectent non seulement la législation nationale, mais aussi les traités internationaux et les autres conventions. En la matière, nous respectons les normes de la amfori BSCI, une initiative qui regroupe diverses entreprises et qui a pour ambition d'améliorer les conditions de travail partout dans le monde. Ces normes sont strictes et nous nous y reconnaissons parfaitement. »

audit Indonésie
Il est tout à fait normal que nos producteurs proposent de bonnes conditions de travail.

Comment procédons-nous ?

Kirsten: « Pour renforcer l'efficacité de nos mesures, nous travaillons en étroite collaboration avec la amfori BSCI, qui compte plus de 1 900 membres. Une collaboration remarquable fondée sur une large concertation internationale. Si nous observons qu’un producteur ne respecte pas les règles, nous pouvons, ensemble, mettre davantage de pression sur ce producteur. Si la situation n’évolue pas, ce dernier risque alors de perdre plusieurs clients. Il est donc plus probable qu’il réagisse. Nous demandons aussi aux producteurs de suivre des formations par l’intermédiaire de la amfori BSCI. »

Comment cette organisation nous aide-t-elle à être plus efficaces ?

Kirsten : « La amfori BSCI est une organisation en pleine croissance. Plus elle compte de membres, plus ces derniers peuvent se communiquer des résultats d’audit. En effet, en tant que membre de l'organisation, nous avons accès aux rapports d’audit réalisés par les autres membres auprès de producteurs communs. Dès lors, un producteur qui a déjà obtenu un score satisfaisant à un audit ne doit pas être soumis à un deuxième audit par un autre membre de l’initiative. En effet, il est inutile de soumettre un producteur à un audit plusieurs fois par an. Cette manière de travailler permet au producteur de gagner beaucoup de temps et nous permet d'investir nos moyens de manière plus ciblée afin d’optimiser nos efforts. »

Comment se déroule un audit ?

Kirsten : « Les contrôles sont très approfondis. Les auditeurs examinent toute l’entreprise, analysent les documents – contrats, fiches salariales, carte de vacances et procédures de sécurité –, et discutent avec des collaborateurs à tous les échelons. La durée d’un audit dépend de la taille de l’entreprise et du nombre de travailleurs qu’elle emploie. Dans une grande entreprise, un audit peut durer jusqu’à cinq jours. »

Audit entreprise de transformation de scampis au Bangladesh
La durée d’un audit dépend de la taille de l’entreprise et du nombre de travailleurs qu’elle emploie. Dans une grande entreprise, un audit peut durer jusqu’à cinq jours.

« À l’issue de l’audit, les auditeurs analysent les résultats avec la direction et le représentant des travailleurs. Ils élaborent un plan d’accompagnement le cas échéant. En fonction de la gravité des manquements observés, l’entreprise sera soumise à un nouveau contrôle dans les 3 à 12 mois afin de constater l'évolution de la situation au regard du plan défini. Même en l’absence d’infractions, un audit de suivi est organisé dans les deux ans qui suivent l’audit initial. »

Mais que se passe-t-il si les producteurs ne respectent pas les règles ?

En savoir plus

Quels sont les résultats ?

Kirsten : « En 2017, nous avons demandé à des bureaux indépendants d’effectuer des audits auprès de 144 producteurs, un investissement non négligeable de presque 200 000 euros. Nous avons également reçu des rapports d’audit d’autres acteurs de la distribution. Le nombre de producteurs contrôlés a ainsi atteint les 552. 

Dans à peu près 97 % des cas, les conditions de travail étaient acceptables et nécessitaient parfois quelques améliorations – petites ou grandes. La collaboration a par ailleurs été interrompue avec 18 producteurs, qui ont refusé de participer à l'audit ou ont obtenu un mauvais score et refusaient de prendre les mesures nécessaires. »

« La situation s’améliore d’année en année. Elle s’explique par les contrôles, mais aussi par l'accompagnement et le soutien que nous offrons aux entreprises. C’est bon signe : les investissements réalisés dans les audits entraînent effectivement une amélioration de la situation. »

Avez-vous constaté un changement de mentalité ?

Kirsten : « Malheureusement, il n’est pas toujours aussi facile de corriger le tir. Il faut du temps pour changer les mentalités. La bonne volonté ne manque pas, mais il reste souvent beaucoup à faire, notamment en matière d’heures supplémentaires, de conditions salariales et de sécurité sur le lieu de travail. Pour constater vraiment une amélioration, un changement des mentalités est souvent nécessaire. Et ce changement demande du temps. Mais j’essaie de mettre le maximum en place. Il y a un siècle, les conditions de travail en Europe étaient loin d'être acceptables. Voyez où nous en sommes aujourd’hui. Voilà pourquoi nous donnons à ces producteurs le temps de redresser la situation. Je remarque également que les entreprises prennent de plus en plus conscience de cette nécessité. »

 

Voilà pourquoi nous allons consentir des efforts pour, à long terme, simplifier les chaînes d’approvisionnement et limiter le nombre de maillons qui les composent. Pour ce faire, nous avons besoin de la transparence et de la collaboration de nos partenaires. Nous appliquons donc désormais le principe de la régulation en cascade : chaque maillon de la chaîne assume la responsabilité de contribuer au contrôle des conditions de ses fournisseurs. »

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Kirsten : « Je suis très confiant pour l’avenir. La plupart des producteurs accueillent positivement nos audits et sont satisfaits des initiatives que nous prenons. Une nouvelle qui fait plaisir à entendre. Je contribue à améliorer les conditions de travail à l’échelle mondiale. J’espère donc pouvoir encore engager le dialogue avec de nombreux producteurs et collaborer avec eux dans un cadre ouvert et transparent. En effet, l’organisation d’audits sociaux est une condition nécessaire pour mettre fin aux conditions de travail intolérables. »

Identikit

Nom : Kirsten Ceulaers
Fonction : Manager Sustainable Sourcing

Job ? • Je coordonne le suivi du respect des normes pour de bonnes conditions de travail chez les producteurs pour nos marques maison (et importations directes), en ce qui concerne les produits food et non-food.

Énergie ? • Voir les producteurs se conformer à nos audits sociaux plus facilement et progresser me donne beaucoup d’énergie.

Projet le plus stimulant ? •  Réaliser une analyse détaillée de nos chaînes de production de fruits et légumes frais et mettre en place une politique d’achats plus étendue était le plus beau défi de ma carrière jusqu’à maintenant.


Avec cette initiative, nous contribuons à réaliser ces objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies.

[Translate]No proverty [Translate]Decent work & economic growth