« L’avenir de notre entreprise réside dans la production de soja plus durable »

« Depuis longtemps, nous voulions devenir un producteur certifié. Aujourd’hui, notre rêve devient réalité », se réjouit Leni Tomásia (44), de la municipalité de Silvânia dans l’État de Goiás. En coopération avec l’ONG Trias et la coopérative de crédit Cresol, nous aidons cette exploitation ainsi qu’une trentaine d’autres cultivateurs de soja brésiliens à se conformer à la norme internationale de la RTRS – la Round Table on Responsible Soy (table ronde pour un soja responsable). L’ambition de Leni ? « Avec ma famille, continuer à travailler à la mise en place d’une exploitation durable qui respecte tous les points de la réglementation. Et que nous puissions être un exemple pour les autres producteurs qui s’engagent sur cette voie. »

La certification RTRS est incontournable pour être reconnu sur le marché international du soja en tant que cultivateur durable et donc vendre à meilleur prix. « Mais ce n’est pas si simple pour une petite entreprise familiale telle que la nôtre », explique Leni. « La législation est très complexe, il y a beaucoup de critères à prendre en considération. Il faut vraiment être aidé par quelqu’un qui connaît le processus de certification. Grâce au projet Trias/Cresol, nous bénéficions de l’aide nécessaire pour les questions administratives. Des conseillers nous accompagnent étape par étape dans la mise en conformité de l’entreprise de manière à la fois réalisable pour nous, sans danger et efficace – naturellement. »

Comment votre activité de culture du soja est-elle née ?​

Leni : « Nous avons commencé par cultiver des légumes bio. En 2009, mon mari et moi avons décidé d’effectuer la transition vers la culture du soja, car cette plante se vendait plus facilement dans notre région. Nous avons commencé à cultiver, à l’aide d’un tracteur et d’un semoir à huit lignes, une parcelle de 25 hectares que nous louions à mes parents. Nous faisions des bénéfices et les avons investis pour louer plus de terres. Aujourd’hui, nous cultivons 290 hectares. De plus, par l’intermédiaire de Cresol – entre autres –, nous avons obtenu un crédit afin d’acheter davantage de semences et de machines. Nous avons aussi construit un entrepôt. Dès le départ, nous avons veillé à utiliser les terres de manière responsable, à respecter la biodiversité et à acheter des pesticides moins nocifs pour l’environnement. »

Je suis heureuse que ma famille vive confortablement et que nous puissions payer nos traites.

Quels ajustements deviez-vous encore effectuer pour obtenir la certification RTRS ?

Leni :  « Outre l’amélioration de la gestion globale de l’entreprise, nous avons surtout travaillé à la sécurisation de l’entreposage des pesticides et du diesel. Ainsi, nous avons fait poser des plaques de béton imperméables sous les cuves afin de protéger le sol. Grâce aux principes de la lutte intégrée (Integrated Pest Management – IPM), nous avons aussi appris à utiliser bien moins de produits chimiques. Nous parvenons également à éviter les maladies des plantes en pratiquant dans la mesure du possible la rotation des cultures. Et lorsque nous rencontrons malgré tout un problème, nous cherchons d’abord une solution biologique ou mécanique pour le résoudre. Nous avons par exemple recours aux ennemis naturels de certains insectes. » 

Il y a longtemps que nous voulions obtenir la certification RTRS, mais nous ne pouvions pas y arriver seuls.

Voyez-vous déjà le résultat de ces changements ?

Leni :  « Absolument ! Nous avons considérablement réduit les quantités de pesticides que nous consommons et grâce à des méthodes de travail plus efficaces, notre rendement par hectare a augmenté. Mais le point qui fait ma fierté est que la qualité de vie de ma famille s’améliore. En vendant nos certificats d’exploitation durable, je peux leur garantir un avenir plus sûr. Je trouve ces perspectives rassurantes. »

Quel est votre rêve pour l’avenir, Leni ?​

Leni : « Je suis fière de pouvoir, grâce au projet RTRS, contribuer à une économie plus durable, plus respectueuse de l’environnement et des individus. Je veux être un exemple pour les autres agriculteurs qui veulent produire de manière durable. J’espère aussi que nous serons en mesure de respecter toutes nos obligations financières et que ma famille et moi-même pourront encore vivre longtemps dans cette exploitation. »

Je vous souhaite le meilleur !​

Du fourrage durable pour de la viande durable

Il faut rendre la culture du soja durable pour que la viande soit durable. En effet, en Amérique du Sud, la farine de soja constitue la principale source de protéines pour l’élevage. En Belgique aussi, nos éleveurs et fournisseurs de viande en ont besoin en grande quantité. Découvrez nos autres lignes d’action pour rendre le fourrage plus durable.

En savoir plus
Hands showing fodder

Nom : Leni Tomásia De Sousa
Fonction : Productrice de soja
Épouse de Joval (45) et mère de Maria Luísa (7) et d’Ana Paula (4)

Études ? Agronomie à Goiânia
Expérience précédente ? Avant de me lancer dans la culture du soja, je travaillais dans l’agriculture biologique (certification IBD).
Aide à la ferme ? Mes parents – âgés de 72 et 73 ans –, m’aident encore au semis et à la récolte, tout comme mon frère et mon compagnon Joval.


Avec cette initiative, nous contribuons à réaliser ces objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies.

[Translate]Decent work & economic growth [Translate]Responsible consumption & production [Translate]Climate action [Translate]Life on land